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Acteurs contre l’illettrisme

« La prévention et la lutte contre l’illettrisme sont multiformes et transversales aux habituelles séparations administratives et institutionnelles. […] Le problème de l’illettrisme concerne des personnes de tous les âges dans des situations sociales, professionnelles et géographiques très différentes. C’est pourquoi aucune institution ne peut à elle seule apporter les solutions adaptées à tous et en assurer la continuité tout au long de la vie. Il faut en effet faire appel à toutes les ressources : éducatives, sociales, culturelles, économiques et bien évidemment aux différents responsables de ces politiques.

[…] Seule une action collective menée conjointement par l’État, les collectivités territoriales, les partenaires sociaux, les entreprises et la société civile, chacun dans son cœur de métier et dans le respect des compétences de chacun, permet d’offrir des solutions adaptées pour faire reculer l’illettrisme.

Le Code de l’éducation (article L121-2) en référence à la loi d’orientation de lutte contre l’exclusion de 1998 définit d’ailleurs la lutte contre l’illettrisme comme une compétence partagée : “La lutte contre l’illettrisme constitue une priorité nationale. Cette priorité est prise en compte par le service public de l’éducation ainsi que par les personnes publiques et privées qui assurent une mission de formation ou d’action sociale. Tous les services publics contribuent de manière coordonnée à la lutte contre l’illettrisme dans leurs domaines d’action respectifs.” » (Prévention et lutte contre l’illettrisme, rapport au Premier ministre du Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie (CNFPTLV), décembre 2013, p. 6 et 27-28).

Au niveau national

Agence nationale de lutte contre l’illettrisme

Dotée d’un statut de GIP (groupement d’intérêt public), l’ANLCI a pris le relais en octobre 2000 du Groupement permanent de lutte contre l’illettrisme, créé en 1984. Le GIP a été renouvelé en avril 2014 pour une période de cinq années (voir le communiqué de presse de l’ANLCI).
« En créant le groupement d’intérêt public “Agence nationale de lutte contre l’illettrisme”, les représentants des pouvoirs publics nationaux ont exprimé une volonté commune partagée par les responsables des collectivités territoriales et les partenaires sociaux de se réunir afin de disposer, sur le problème complexe de l’illettrisme, d’un certain nombre de données claires, de méthodes de travail et d’organisation et d’un outillage produit en commun.
Pour prévenir et lutter efficacement contre l’illettrisme il faut pouvoir mobiliser toutes les ressources qui peuvent y contribuer. En effet, l’extrême diversité des âges et des situations des personnes concernées rend nécessaire l’intervention conjuguée de nombreuses institutions qui doivent elles-mêmes intervenir avec tout un réseau de partenaires qui les entourent pour informer, former, accompagner.
Permettre à tous ceux qui partagent la responsabilité de la prévention et la lutte contre l’illettrisme d’intégrer cette préoccupation dans leur action, dans le cadre de leurs compétences, pour être ensemble plus efficaces et amener la cohérence et la continuité de cette politique avec une méthode de travail. » (site de l’ANLCI).
« Compte tenu de l’engagement croissant des partenaires sociaux et des collectivités territoriales dans la lutte contre l’illettrisme, l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme est à la fois le point d’intersection des différentes actions et leur moteur.
Dans ce contexte multi-acteurs, la mission de coordination, d’ingénierie et de mutualisation des outils exercée par l’Agence prend plus d’importance encore. […] Les auditions réalisées par le Groupe de travail du CNFPTLV ont montré que les travaux de l’ANLCI faisaient référence, étaient utilisés par tous les acteurs, territoriaux ou de branche et servaient de base à la construction de partenariats à géométrie variable qui fonctionnent bien.
[…] L’ANLCI ne gère pas de crédits d’intervention, ne distribue pas de moyens, ne fait pas à la place de ceux pour lesquels la prévention de l’illettrisme ou la mise en œuvre de solutions pour les adultes s’inscrit dans leur propre cœur de métier. Ce n’est pas un opérateur chargé d’agir directement et isolément contre l’illettrisme, mais une structure dédiée qui fédère et offre un appui aux décideurs et opérateurs directs.
L’Agence s’attache à mettre à disposition de tous les outils qui manquent. Ces activités participent directement à la montée en compétences des acteurs de la prévention et de la lutte contre l’illettrisme : identification, formalisation et diffusion des bonnes pratiques, conception et diffusion d’outils tels que charte de bonnes pratiques, cadres de références, outils d’évaluation, guides pratiques, référentiels des compétences clés en situation professionnelle, kits du praticien, boîtes à outils, plaquettes de sensibilisation… » (CNFPTLV, op. cit., p. 28-29).
Pour en savoir plus

Instances gouvernementales

Ministères

Dix ministères sont représentés au conseil d’administration de l’ANLCI.
Les deux ministères les plus engagés :

Les autres ministères concernés :

Structures interministérielles

  • Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) : rattaché au Premier ministre et créé par le décret n° 2014-394 du 31 mars 2014, il regroupe désormais la délégation à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale (Datar), le secrétariat général du comité interministériel des villes (SGCIV) et l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé), dans la perspective d’une approche décloisonnée et d’une réflexion transversale des politiques publiques. Le CGET est organisé en trois directions : la direction de la politique de la ville et de la cohésion urbaine, la direction des stratégies territoriales et la direction du développement des capacités des territoires.
  • Inspection générale des affaires sociales (IGAS),le service interministériel de contrôle, d’audit et d’évaluation des politiques sociales.

Autres partenaires de l’ANLCI

Structures liées à l’international

Structures publiques nationales

  • Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact), établissement public sous tutelle du ministère du travail, de l’emploi et du dialogue social, et qui forme un réseau avec 26 associations régionales (les Aract), structures de droit privé administrées de manière paritaire et financées par l’État (Anact-Direccte) et les régions.
  • Caisse des dépôts, mécénat dans le domaine de la lecture.
  • Centre national d’enseignement à distance (Cned), établissement public sous tutelle du ministère chargé de l’éducation nationale.
  • Conseil national de l’insertion par l’activité économique (CNIAE).
  • Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie (CNFPTLV), lieu de concertation entre l’État, les partenaires économiques et sociaux et les conseils régionaux.
  • Conseil national des missions locales (CNML), chargé de renforcer la collaboration entre l'État et les collectivités territoriales.
  • Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), établissement public.
  • Institut français de l’éducation (Ifé, ex-INRP), composante de l’École normale supérieure de Lyon, et qui a pris le relais de l’ex-Institut national de la recherche pédagogique.
  • Pôle emploi, établissement public issu de la fusion en 2008 entre l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et les associations pour l’emploi dans l’industrie et le commerce (Assédic).
  • Réseau Canopé (Centre national et centres régionaux de documentation pédagogique, CNDP et CRDP), le réseau de création et d’accompagnement pédagogiques.

Structures concernant les collectivités territoriales

  • Alliance villes emploi, association nationale des collectivités territoriales pour la formation, l'insertion et l'emploi. (AVE)
  • Assemblée des départements de France (ADF).
  • Association des maires de France (AMF).
  • Association des maires ville et banlieue de France (AMVBF), qui regroupe les communes périphériques des principales agglomérations françaises.
  • Association nationale des directeurs de l’éducation des villes (Andev).
  • Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT).
  • Ceser de France, assemblée des conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux.
  • Union nationale des centres communaux d’action sociale (Unccas), les CCAS et les CIAS (centres intercommunaux d’action sociale.

Autres associations nationales

    • Actions culturelles contre les exclusions et les ségrégations (ACCES).
    • Apprentis d’Auteuil, fondation catholique reconnue d'utilité publique, pour éduquer et former les jeunes en difficulté et leur permettre de s’insérer dans la société – voir un dossier en ligne sur l’illettrisme et un jeu sérieux.
    • Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev).
  • Associations des parents d’élèves de l’enseignement libre (Apel).
  • Association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques
      (

AGEEM

    ).
  • Association générale des intervenants retraités (actions de bénévoles pour la coopération et le développement) (Agir abcd).
  • Association nationale des conseillers en formation en continue (Anacfoc).
  • Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH).
  • Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa).
  • Association pour favoriser l’égalité des chances à l’école (Apféé).
  • Association pour la promotion du label APP (Apapp), qui anime nationalement le réseau des ateliers de pédagogie personnalisée.
  • ATD Quart Monde France.
  • Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (Ceméa), association d’éducation populaire et d’éducation nouvelle.
  • Croix-Rouge française.
  • Culture papier, association des acteurs de la chaîne graphique pour le développement durable du papier et de l’imprimé.
  • École des grands-parents européens (EGPE).
  • Emmaüs France.
  • Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FCSF).
  • Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques (FCPE).
  • Fédération des enseignants documentalistes de l’éducation nationale (Fadben).
  • Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (Peep).
  • Fédération française de scrabble (FFSc).
  • Fédération française des maisons des jeunes et de la culture (FFMJC).
  • Fédération générale des pupilles de l’enseignement public (FGPEP), les PEP.
  • Fédération nationale de la mutualité française (FNMF), dont l’Union nationale mutualiste d’initiatives sociales, qui assure l’animation du réseau mutualiste petite enfance et familles (Unmis).
  • Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars).
  • Fédération nationale des centres de santé (FNCS).
  • Fédération nationale des écoles des parents et des éducateurs (FNEPE = L’école des parents).
  • Fédération nationale des Francas (Francas), fédération laïque d’éducation populaire, de structures et d'activités éducatives, sociales et culturelles.
  • Fédération nationale des orthophonistes (FNO).
  • Fondation des écoles de la 2e chance (e2c).
  • Genepi (Le), association d’étudiants bénévoles pour recréer des liens entre la société et les personnes détenues.
  • Groupe français d’éducation nouvelle (GFEN), mouvement de recherche et de formation en éducation.
  • Institut de formation, d’animation et de conseil (Ifac), association nationale d’éducation populaire, à vocation sociale et territoriale.
  • Ligue française de l’enseignement et de l’éducation permanente (Ligue de l’enseignement).
  • Lilavie, association œuvrant pour la reconnaissance humaine de publics en difficulté avec la lecture.
  • Lire et faire lire, association créée par Alexandre Jardin pour développer le plaisir de la lecture et la solidarité intergénérationnelle en direction des enfants.
  • Quand les livres relient, groupement d’associations sur les pratiques culturelles autour de la littérature jeunesse.
  • Réseau national des professionnels des centres ressources illettrisme et analphabétisme (les Cria).
  • Restaurants du cœur-Relais du cœur (les Restos du cœur).
  • Savoir Lire, groupement de clubs Rotary français pour fédérer leurs actions contre l’illettrisme.
  • Secours catholique – Caritas France.
  • Secours populaire français.
  • Solidarité laïque.
  • Union nationale des associations familiales (Unaf).
  • Union nationale interfédérale des œuvres privées sanitaires et sociales (Uniopss) – voir aussi le site Accueil petite enfance.
  • Union nationale pour l’habitat des jeunes (Unhaj).
  • Union Peuple et Culture (Peuple et Culture), réseau d’associations d’éducation populaire pour lutter contre les inégalités sociales et culturelles par la promotion sociale, la formation, l’éducation et la culture.

Partenaires sociaux

  • Organisations patronales :
    • Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA).
    • Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat (APCMA), établissement national fédérateur des chambres de métiers et de l’artisanat.
    • CCI France, établissement national fédérateur et animateur des chambres consulaires de commerce et d’industrie.
    • Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD).
    • Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME).
    • Fédération de la formation professionnelle (FFP).
    • Fédération nationale de la presse d’information spécialisée (FNPS), dont le Syndicat de la presse sociale (SPS).
    • Fédération nationale des unions régionales des organismes de formation, qui regroupe les Urof.
    • Mouvement des entreprises de France (Medef).
    • Secrétariat général de l’enseignement catholique (SGEC).
    • Syndicat national de l’édition (SNE) ;
    • Union professionnelle artisanale (Upa), regroupant les petites entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité.
  • Organisations syndicales :
    • Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres (CFE-CGC).
    • Confédération française démocratique du travail (CFDT).
    • Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC).
    • Confédération générale du travail (CGT).
    • Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA).
    • Fédération syndicale unitaire (FSU).
    • Force ouvrière (FO).
    • Union nationale des syndicats autonomes (Unsa).
  • Organismes paritaires collecteurs agréés (Opca), dotés d’une structure associative à gestion paritaire et qui collectent et gèrent les contributions financières des entreprises pour le financement de la formation professionnelle continue des salariés – par exemple :
  • Agefos-PME, pour les petites et moyennes entreprises,
  • Constructys (bâtiment et construction),
  • FAF-TT, Fonds d’assurance formation du travail temporaire,
  • Opcalia, qui recouvre 29 branches professionnelleset 10 secteurs d’activité partenaires,
  • Opcalim (industries alimentaires, coopération agricole, alimentation en détail),
  • Opca-Transports,
  • Uniformation(habitat et lien social).
  • Autres organismes paritaires :
  • Caisse nationale d’assurance-maladie des travailleurs salariés (CNAMTS).
  • Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf).

Fondations

Par exemple :

Au niveau de la région Île-de-France

Le pilotage régional de la lutte contre l’illettrisme

Premier du genre, « Le plan régional de lutte contre l’illettrisme d’Île-de-France – un outil de sécurisation des parcours professionnels et de cohésion sociale a été déployé durant trois années (2008-2011), afin de coordonner et d’optimiser les actions menées en Île-de-France. Sa mission est amenée à être prolongée et développée par le plan régional de prévention et de lutte contre l’illettrisme pour la durée 2013-2016. » (site Défi métiers, rubrique « Prévention et lutte contre l’illettrisme en Île-de-France »).
Ce plan est piloté par :

  • la préfecture de la région d’Île-de-France, en particulier le Sgar, secrétariat général pour les affaires régionales, et l’ex-DRTEFP, direction régionale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle, devenue en 2010, par regroupement avec d’autres directions, la Direccte, direction régionale des entreprises, de la concurrence, du travail et de l’emploi ;
  • la Région Île-de-France, à travers son unité Développement et avec l'avis consultatif du Ceser d'Île-de-France ;
  • Défi métiers, la marque depuis 2012 du Carif-Oref Île-de-France (Centre d'animation, de ressources et d'information sur la formation-Observatoire régional emploi-formation), groupement d’intérêt public financé par l’État (via la préfecture de région) et la région Île-de-France pour accompagner l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques régionales de la formation et de l’emploi ;
  • la mission régionale de lutte contre l’illettrisme, créée début 2006 et confiée à Défi métiers, « sous l’égide de l’État et de la région et avec l’appui de l’ANLCI (Agence nationale de lutte contre l’illettrisme). La mission régionale est un espace de concertation et un outil pour développer les partenariats. Son premier objectif est de créer les conditions favorables à l'émergence d’une politique concertée et durable de prévention et de lutte contre l’illettrisme, et d’assurer le suivi et la mise en œuvre du plan d’action régional conclu entre l’État et la région. » (site Défi métiers, op. cit.) ; la chargée de mission est actuellement Agnès Salvadori ;
  • et le CNFPT (Centre national de la fonction publique territoriale).

En vue de la préparation du plan 2008-2011, Défi métiers a fait réaliser en 2007 un État des lieux de la lutte contre l’illettrisme en Île-de-France (synthèse des dispositifs et acteurs), qu’a suivi en 2009 un État des lieux de la prévention de l’illettrisme en Île-de-France.
Un comité de pilotage régional de la lutte contre l’illettrisme s’est depuis mis en place :

  • sa coordination régionale :
    • le secrétaire général pour les affaires régionales (Sgar) de la préfecture de région,
    • le directeur de l’unité Développement de la région d’Île-de-France,
    • le directeur de la Direccte,
    • la directrice de l’ANLCI,
    • la présidente du Gip Carif-Oref Île-de-France,
    • la chargée de mission régionale pour la lutte contre l’illettrisme ;
  • ses autres membres :
    • les 7 préfets départementaux de l’Île-de-France,
    • les 3 recteurs des académies de Créteil, Paris et Versailles,
    • 4 représentants des services déconcentrés de l’État : directeur régional de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) ; directeurs interrégionaux de la protection judiciaire de la jeunesse (DIRPJJ), des services pénitentiaires (DIRSP), du service national (DIRSN) ;
    • directeur régional de Pôle emploi ;
    • directeur régional de l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) ;
    • représentants des conseils généraux d’Île-de-France.

« Le nouveau plan régional de lutte contre l’illettrisme 2013-2016, en cours de validation, prolonge le plan 2008-2012 en s’appuyant sur le cadre national de référence de l’ANLCI, mobilise et fédère la détermination, le savoir-faire et les moyens de l’ensemble des partenaires, services de l’État, collectivités territoriales, société civile et monde du travail. » (Appel à projets Centre de ressources illettrisme en Île-de-France, Direccte Île-de-France, 2013, p. 5).

Le centre régional de ressources contre l’illettrisme

Suite à l’appel à projets lancé en juillet 2013 par la Direccte, le nouveau Centre ressources illettrisme pour l’Île-de-France se trouve depuis 2014 dans la maison départementale de l’éducation et de la formation du Val-d’Oise (MDE 95). Référente : Anne-Laure Leguillou (mél).
Ce centre est destiné aux acteurs de la formation, de l’orientation et de l’insertion professionnelle ainsi qu’aux entreprises franciliennes. Il conseille, informe, documente et anime sur la question de l'illettrisme dans le monde du travail.
L’antenne du CRI pour l’académie de Créteil se trouve au Cafoc (Centre académique de formation continue), rectorat de Créteil.

Au niveau de l’académie de Créteil

Dans chaque rectorat, un référent illettrisme est désormais désigné. Pour l’académie de Créteil, il s’agit de Catherine Ferrier, IA-IPR EVS (inspectrice d’académie-inspectrice pédagogique régionale enseignement et vie scolaire), également conseillère à la maîtrise de la langue française, conseillère académique en recherche-développement, innovation et expérimentation (Cardie) et chargée des microlycées.
Deux instances concernent la prévention de l’illettrisme dans l’académie :

  • l’une, interne au rectorat, est le groupe de pilotage et d’impulsion (GPI) Prévention de l’illettrisme ; il est chargé comme tous les GPI de « proposer des actions concrètes en direction des chefs d’établissement animateurs des districts et des inspecteurs référents », et, spécifiquement, de « favoriser les actions en faveur de la maîtrise de la langue française dans toutes les disciplines de l’école maternelle au lycée et sensibiliser à la question de l’illettrisme » et de « rendre cohérente et lisible par l’ensemble des acteurs les offres d’accompagnement et de formation » (Bienvenue à tous dans l’académie de Créteil – rentrée 2013, rectorat de Créteil, 2013, p. 9) ;
  • l’autre, associant le rectorat et des acteurs hors éducation nationale, est le conseil académique de la prévention de l’illettrisme, dont le rôle est consultatif.

Au niveau départemental

Services déconcentrés de l’État

Depuis la réorganisation des services de l’État en région de 2010, ce sont les directions des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN) et les directions départementales de la cohésion sociale (DDCS, regroupant les anciens services de la jeunesse et des sports et la partie sociale des affaires sanitaires et sociales) qui ont en charge les dossiers, respectivement, de la prévention et de la lutte contre l’illettrisme.

Conseils généraux

Les conseils généraux, notamment :

Associations

Des relais départementaux d’associations nationales ou des associations à portée départementale œuvrent contre l’illettrisme, par exemple :

Au niveau communal ou intercommunal

Collectivités locales

Certaines communes font des actions contre l’illettrisme un axe politique fort. C’est notamment le cas d’Aubervilliers (93), qui met en œuvre depuis 2010 un plan local de prévention et de lutte contre l’illettrisme ; une analyse en 2012 de l’observatoire de la société locale d’Aubervilliers tente de cerner les chiffres de l’illettrisme dans la commune.
Des intercommunalités regroupent les forces et structures des communes, ce qui concerne aussi l’illettrisme. Par exemple, la communauté d’agglomération Plaine Commune (Aubervilliers, Épinay-sur-Seine, L’Île-Saint-Denis, La Courneuve, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Saint-Ouen, Stains, Villetaneuse) a créé :

Associations

Bien des associations menant des actions contre l’illettrisme ont une portée locale – voir notre rubrique « Trouver », qui géolocalise structures et services dans les communes des trois départements de l’académie de Créteil.

Actions et dispositifs contre l’illettrisme

L’illettrisme a obtenu du Premier ministre le statut de Grande cause nationale 2013. Coordonnant un collectif de 67 partenaires, l’ANLCI a organisé :

  • dans les régions des assises régionales de l’illettrisme – en Île-de-France, elles eurent lieu le 9 juillet 2013 à Paris (programme) : voir la rubrique « Notre médiathèque » qui reprend les vidéos de cette demi-journée –,
  • puis, à Lyon du 13 au 15 novembre 2013, les Assises nationales et européennes de l’illettrisme :
    • programme
    • synthèse ANLCI
    • synthèse de l’agenda européen pour la formation des adultes/AEFA
    • journal du 13 novembre
    • journal du 14 novembre
    • journal du 15 novembre
    • vidéos des séances plénières : voir la rubrique « Notre vidéothèque ». Ce fut le point d’orgue de l’année 2013 (à lire le hors-série d’ANLCI infos, novembre 2013 et le bilan « Agir ensemble contre l’illettrisme » Grande cause nationale 2013 – 1er mars-31 décembre 2013).

Un label « Agir ensemble contre l’illettrisme » est attribué par l’ANLCI depuis 2013 à des actions ou manifestations contre l’illettrisme.

À partir du 8 septembre 2014 (journée mondiale de l’alphabétisme, créée par l’Unesco), l’ANLCI organisera chaque année une semaine de « Journées nationales d’action contre l’illettrisme » (voir l’affiche).

Actions d’envergure nationale

« L’action contre l’illettrisme demande des formes d’action innovantes, transversales par rapport aux découpages administratifs classiques, elle doit être menée sur tous les fronts. […] L’illettrisme peut concerner tous les âges, et tous les types de situations : c’est donc véritablement tout au long de la vie que des actions doivent être conçues et conduites. […] Il faut […] faire appel à toutes les ressources : éducatives, sociales, culturelles, économiques et bien évidemment aux différents responsables de ces politiques.» (CNFPTLV, op. cit., p. 27).
Sur le site de l’ANLCI, un poster des membres de son comité consultatif classe les structures, énumérées ci-dessus selon leur statut, en fonction des types d’actions contre l’illettrisme auxquelles elles participent. Trois grands groupes d’actions se dégagent :

  • les actions éducatives et familiales (rubrique ANLCI), qui concentrent la prévention de l’illettrisme,
  • les actions professionnelles (ANLCI)
  • et les actions sociales, citoyennes, culturelles (ANLCI) qui correspondent avant tout à la lutte contre l’illettrisme.

Programme d’actions 2014-2018 de l’ANLCI

Dans le droit fil des orientations stratégiques des membres du CNFPTLV, l’ANLCI a publié en avril 2014 son plan d’action opérationnel 2014-2018, véritable feuille de route qui doit également guider les acteurs concourant aux actions contre l’illettrisme.
1. Actions réalisées par l’ANLCI pour faciliter la mise en œuvre de l’orientation stratégique n° 1 du CNFPTLV (faire baisser le taux d’illettrisme de deux points d’ici à 2018, le mesurer pour chaque région et en évaluer les résultats) :

  • 1-1 : donner une information simple sur l’illettrisme, sur les personnes concernées et sur les solutions qui existent ;
  • 1-2 : apporter un appui à l’Insee, poursuivre l’exploitation de l’enquête IVQ nationale, en diffuser les résultats et préparer l’enquête 2018 ;
  • 1-3 : apporter un appui pour la réalisation d’enquêtes spécifiques compatibles avec IVQ ;
  • 1-4 : apporter un appui technique dans la déclinaison régionale des enquêtes et diffuser les résultats des enquêtes régionales ;
  • 1-5 : participer au pilotage de la Journée défense citoyenneté.

2. Actions pour la mise en œuvre de l’orientation stratégique n° 2 (concentrer les actions sur deux priorités à des âges différents de la vie, d’une part en prévention de l’illettrisme chez les enfants et les adolescents, d’autre part en direction des plus de 45 ans et des résidents en zones rurales ou urbaines sensibles qu’ils soient salariés ou demandeurs d’emploi) :

  • 2-1 : apporter un appui pour renforcer la prévention de l’illettrisme ;
  • 2-2 : accompagner la démultiplication des actions éducatives familiales (AEF) ;
  • 2-3 : appuyer les actions culturelles au service de la prévention et de la lutte contre l’illettrisme ;
  • 2-4 : contribuer à l’émergence d’une offre en zone rurale, dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville et auprès des plus de 45 ans avec une attention particulière aux outre-mer ;
  • 2-5 : accompagner la mise en œuvre des actions de tous les partenaires qui souhaitent s’engager dans la prévention et la lutte contre l’illettrisme.

3. Actions pour la mise en œuvre de l’orientation stratégique n° 3 (développer et renforcer une organisation territoriale et partenariale de la prévention et de la lutte contre l’illettrisme) :

  • 3-1 : contribuer à la nouvelle rédaction de la circulaire du Premier ministre sur la nomination et le rôle des chargés de mission régionaux de l’ANLCI ;
  • 3-2 : outiller les chargés de mission régionaux de l’ANLCI ;
  • 3-3 : réaliser un état des lieux, région par région, des approches pédagogiques qui sous-tendent les réponses aux marchés publics consacrés à la lutte contre l’illettrisme par l’État, les conseils régionaux et les conseils généraux ;
  • 3-4 : rechercher l’adhésion de conseils régionaux au GIP ANLCI.

4. Actions pour la mise en œuvre de l’orientation stratégique n° 4 (renforcer la mise à disposition d’outils de repérage et de prévention, de capitalisation des bonnes pratiques, ainsi que la sensibilisation des professionnels de l’orientation ; encourager les initiatives porteuses d’innovation et de partenariat entre le monde de l’éducation et de la formation et le monde de la recherche) :

  • 4-1 : certifier l’engagement de service offert par des structures prenant en charge efficacement les personnes en situation d’illettrisme ;
  • 4-2 : apporter un appui dans l’outillage des acteurs de l’orientation ;
  • 4-3 : conduire un programme de capitalisation et de diffusion des bonnes pratiques, faciliter l’essaimage de ces bonnes pratiques ;
  • 4-4 : contribuer à intégrer le numérique dans les activités de prévention et de lutte contre l’illettrisme.

Actions éducatives et familiales

« La prévention de l’illettrisme implique une démarche participative associant de nombreux acteurs :

  • l’éducation nationale, au premier chef, puisque prévenir l’illettrisme, tout au long de la scolarité et particulièrement aux moments charnières, c’est d’abord agir au cœur des apprentissages en permettant à chaque enfant d’apprendre à lire et à écrire ;
  • les autres ministères impliqués dans la réussite éducative ;
  • les collectivités territoriales ou autres acteurs publics concernés ;
  • les partenaires qui agissent dans le cadre d’une politique globale au service des enfants, de la petite enfance à l’adolescence. » (Cadre national de principes et d’actions pour prévenir l’illettrisme, ministère de l’éducation nationale/ANLCI, 2014, p. 3).

Il est à noter que le croisement entre la prévention de l’illettrisme et la prévention du décrochage scolaire est un thème qui s’impose désormais – voir le rapport de recherche Culture écrite et prévention du décrochage – enjeux cognitifs, culturels et sociaux publié en janvier 2014 par l’Institut français de l’éducation (ENS de Lyon).

Le cadre national 2014 du ministère de l’éducation nationale

Le 21 janvier 2014 a été présenté par George Pau-Langevin, alors ministre déléguée chargée de la réussite scolaire, le cadre national de principes et d’actions pour prévenir l’illettrisme, signé notamment avec l’ANLCI, l’Afev, les Pep, l’Andev, les Ceméa, les Francas, l’Unaf : « Le cadre national est une démarche participative associant de nombreux acteurs : l’éducation nationale, les autres ministères impliqués dans la réussite éducative, les collectivités territoriales ou autres acteurs publics concernés et les partenaires qui agissent dans le cadre d’une politique globale au service des enfants, de la petite enfance à l’adolescence. »
« Tous les enfants peuvent être destinataires de ces actions, avec une attention particulière à apporter à ceux qui ont ou risquent d’avoir des difficultés au moment de leur entrée dans les apprentissages. Au-delà des enfants, bénéficiaires directs des actions, ce sont les parents et la famille dans son ensemble qui sont concernés par l’action et impliqués dans celle-ci. »

Dans la circulaire « Préparation de la rentrée 2014 », un paragraphe est consacré à l'illettrisme : « II. Combattre les inégalités tout au long de la scolarité : [...] 5. Favoriser la persévérance scolaire et poursuivre la lutte contre le décrochage scolaire : [...] La maîtrise de la langue française joue un rôle déterminant dans la réussite scolaire. La prévention de l'illettrisme doit être au cœur des missions de l'éducation nationale, tant pour favoriser les apprentissages que pour contribuer à la prévention du décrochage tout au long des parcours des élèves (voir fiche annexe “Le plan de prévention et de lutte contre l'illettrisme”). » (circulaire ministérielle n° 2014-068 du 20 mai 2014). Le titre de cette annexe est à remarquer : « Le plan de prévention et de lutte contre l'illettrisme », là où la circulaire n° 2013-179 du 12 novembre 2013 s'appelait simplement « Prévenir l'illettrisme », objectif qui était assigné également au cadre national de principes et d'actions de janvier 2014.

Le portail Éduscol propose en outre un dossier en ligne « Agir contre l’illettrisme ».

Les actions éducatives familiales (AEF)

Sous ce titre l’ANLCI a d’abord été chargée, avec le soutien du haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, de piloter une expérimentation s’adressant en priorité à des parents en difficulté avec l’écrit, voire en situation d’illettrisme. Les formations de base proposées « sont en lien étroit avec des objets et des supports liés à l’éducation et à la scolarité » (plan d’action régional de lutte contre l’illettrisme 2011-2013 de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur). Puis est venu le temps de l’essaimage du dispositif : les régions s’engagent de plus en plus, désormais, dans ce type d’action – en particulier l’Île-de-France.
Lors des Assises nationales et européennes de l’illettrisme de Lyon, le ministère de l’éducation nationale a publié en novembre 2013 un kit pédagogique centré sur les actions éducatives familiales, Agir contre l’illettrisme – l’École se mobilise ! et une circulaire, « Prévenir l’illettrisme », qui rappelle le cadre et les objectifs des AEF : « L'entrée d'un enfant dans les apprentissages constitue souvent, pour ses parents, un moment privilégié pour faire part des difficultés qu’ils peuvent eux-mêmes rencontrer dans la maîtrise de la langue et engager une démarche active de réconciliation avec l'écrit. Pour les accompagner, les actions éducatives familiales (AEF) devront être développées dans chaque département, selon son contexte et ses ressources, spécialement dans les zones rurales isolées et les zones de l’éducation prioritaire où le taux d'illettrisme est très largement supérieur à la moyenne nationale. Ces actions partenariales mises en place par les associations visent à permettre aux parents en situation de grande fragilité linguistique d’acquérir des compétences de base et ainsi de mieux accompagner la scolarité de leurs enfants. Pour ces derniers, c’est une possibilité de changer le regard qu’ils portent sur l’École, de prendre confiance en eux, de se sentir accompagnés dans leur travail scolaire afin de se projeter en situation de réussite. »
Pour en savoir plus

Actions au service de l’apprentissage de la langue française

L’inspection générale de l’éducation nationale a produit en octobre 2013 un rapport favorable à ces actions, L’évaluation des retombées des actions partenariales et innovantes sur la maîtrise de la langue (rapport n° 2013-056).

Actions de promotion de l’écriture, de la lecture et du livre jeunesse

Actions professionnelles

L’apprentissage

L’ANLCI a piloté jusqu’à fin 2012 l’expérimentation de la démarche CBA (compétences de base des apprentis) : Présentation de l’expérimentation « Renforcer les compétences de base des apprentis », ANLCI, 2012. Les centres de formation des apprentis (CFA) poursuivent et étendent cette démarche – voir, par exemple, une vidéo de l’ANLCI filmée au centre de formation BTP de Saint-Denis (93).

L’insertion des jeunes

Outre les missions locales pour l’insertion professionnelle et sociale des jeunes, financées par l’État et les collectivités territoriales, plusieurs dispositifs s’associent à la lutte contre l’illettrisme :

  • Les ateliers et chantiers d’insertion : « des dispositifs relevant de l’insertion par l’activité économique, conventionnés par l’État, qui ont pour objet l’embauche de personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières » (site du ministère du travail, de l’emploi et du dialogue social, consulté en mai 2014).
  • Les formations compétences clés : l’ANLCI a publié en 2009 un Référentiel des compétences clés en situation professionnelle, base d’actions de formations ultérieures ainsi estampillées. « La formation compétences clés est une formation personnalisée permettant de développer une ou plusieurs compétences fondamentales, par exemple “comprendre un texte” ou “améliorer son expression écrite”. Elle a pour objectif l’accès à un emploi, à un contrat en alternance ou à une formation qualifiante, la réussite à un concours ou l’obtention d’une promotion professionnelle et peut avoir lieu parallèlement à un contrat aidé ou à une formation qualifiante. La formation compétences clés s’adresse en priorité : aux demandeurs d’emploi ; aux jeunes de 16 à 25 ans sans emploi et sortis du système scolaire ; aux salariés en insertion par l’activité économique ou en contrat aidé, en complément des obligations de formation de l’employeur, et sous réserve que l’employeur rémunère le salarié pendant la formation ; aux salariés qui souhaitent développer leurs compétences clés sans que leur employeur en soit informé. Quelles sont les conditions pour en bénéficier ? Il suffit d’avoir un projet d’insertion professionnelle, d’être motivé, de parler français […] et d’avoir un niveau de formation suffisant : CAP-BEP et sorties des classes de 3e, des classes de second cycle court avant l’année terminale ; sorties de la dernière année de Ses, Segpa et Érea ; sorties du 1er cycle du second degré, des formations préprofessionnelles CEP, CPPN, CPA et des quatre premières années de Ses, Segpa et Érea ou avant la terminale. » (site emploi.gouv.fr, le portail des politiques publiques de l’emploi et de la formation professionnelle, consulté en mai 2014).
  • Les parcours Défense deuxième chance : ce dispositif du ministère de la défense, mis en œuvre par l’Établissement public d’insertion de la défense (Épide), s’adresse aux jeunes de 16-24 ans sans emploi ni qualification et subissant de grandes difficultés d’insertion sociale et professionnelle en termes de comportement. Il leur propose un parcours de formation et d’orientation en échange d’un contrat de volontariat pour l’insertion.
  • Les Écoles de la deuxième chance : le dispositif Écoles de la deuxième chance (e2c) s’adresse aux jeunes de 18 à 25 ans sortis depuis deux ans du système scolaire, sans diplôme, ni qualification.
  • Le projet de jeu sérieux Imagana : il s'adressera aux salariés ou aux demandeurs d'emploi en situation d'illettrisme (site de présentation).

La formation continue

Le Code du travail fait concourir les employeurs à la lutte contre l’illettrisme : « [L’employeur] peut proposer des formations qui participent au développement des compétences, ainsi qu’à la lutte contre l’illettrisme. » (art. L.6321-1). L’ANLCI participe au travail de conviction dans ce domaine avec sa plaquette récente : La formation de base – l’atout gagnant de votre entreprise (ANLCI, 2013). En 2011, l'ANLCI a publié une Charte de bonnes pratiques – pour le développement des actions de lutte contre l'illettrisme dans un objectif de sécurisation des parcours professionnels, signée par les Opca, les organismes paritaires collecteurs agréés.
Parmi les documents publiés par des Opca œuvrant contre l’illettrisme, citons les titres suivants :

Dans les collectivités locales, le Centre national de la fonction publique territoriale organise des formations pour les agents publics en situation d’illettrisme – voir sa brochure L’illettrisme, CNFPT, coll. « Territoriaux, nous agissons », 2013.
Enfin, les 210 Greta de l’éducation nationale concourent également à la formation continue des adultes. Ce sont des groupements d’établissements publics locaux d’enseignement (collèges, lycées d’enseignement général et technologique, lycées professionnels), qui associent leurs compétences et leurs moyens pour construire des formations continues destinées aux adultes, souvent personnalisées. De fait, ils proposent notamment des formations compétences clés et des ateliers de pédagogie personnalisée.

Actions sociales, citoyennes, culturelles

Les publications de l’ANLCI croisent à maintes reprises les dimensions sociale et citoyenne (moins fréquemment la dimension culturelle, contrairement au début des années 2000). Citons notamment les titres suivants :

Les orientations et actions régionales

L’article L. 6121-2 du Code du travail (en vigueur à partir du 1er janvier 2015) stipule que « la région organise et finance le service public régional de la formation professionnelle. [… Elle] contribue à la lutte contre l’illettrisme sur le territoire régional, en organisant des actions de prévention et d’acquisition d’un socle de connaissances et de compétences défini par décret ».

Le plan régional 2008-2011

Quatre axes et neuf orientations prioritaires avaient été retenus dans le plan 2008-2011 pour l’Île-de-France :

  • Développer l’accès aux formations de base pour sécuriser les parcours et anticiper les mutations économiques :
    • adapter l’offre de formation aux besoins des personnes ;
    • développer la concertation pour une offre régionale de formation ;
    • mobiliser et accompagner les acteurs du monde économique pour changer d’échelle.
  • Mieux intégrer la lutte contre l’illettrisme dans les actions de cohésion sociale et territoriale :
    • dresser une cartographie des actions de cohésion sociale et territoriale pouvant concourir à la lutte contre l’illettrisme ;
    • promouvoir l’approche intégrée de la lutte contre l’illettrisme dans les actions de cohésion sociale.
  • Convaincre, outiller et professionnaliser les acteurs pour étendre l’accès aux savoirs de base et garantir la qualité de l’offre :
    • favoriser la prise de conscience sur la situation de l’illettrisme en Île-de-France ;
    • professionnaliser en continu l’offre de service rendue aux personnes.
  • Mieux connaître les personnes et renforcer les ressources pour éclairer les décideurs et accompagner les acteurs :
    • mieux observer l’illettrisme ;
    • structurer et développer un réseau territorial d’appui aux acteurs.

Le plan régional 2013-2016

« Le nouveau plan régional de lutte contre l’illettrisme 2013-2016, en cours de validation, […] privilégie […] les trois axes d’intervention suivants :

  • recenser, faire mieux connaître l’ensemble des actions menées par les différents partenaires, au niveau régional et au niveau départemental ;
  • articuler étroitement prévention et lutte contre l’illettrisme ;
  • mobiliser l’ensemble des partenaires publics et privés et identifier les crédits de droit commun qui peuvent être mobilisés, définir des orientations régionales, en prévoir une déclinaison et une mise en œuvre dans les départements. » (Appel à projets Centre de ressources illettrisme en Île-de-France, op. cit., p. 5).

Ce plan 2013-2016 a pour objectif d’ensemble de « faciliter l’insertion et [de] sécuriser les parcours professionnels des Franciliens ». Il comporte deux orientations stratégiques, avec chacune deux axes :

  • permettre une maîtrise durable des compétences de base tout au long de la formation initiale :
    • agir sur les environnements périscolaires, extrascolaires et familiaux afin d’accompagner et de consolider l’acquisition des compétences de base,
    • faciliter l’acquisition des compétences de base des enfants, adolescents et jeunes en difficulté dans les apprentissages fondamentaux ;
  • adapter les parcours d’insertion et de formation en développant la maîtrise des compétences clés pour contribuer au développement économique :
    • développer la construction de parcours d’acquisition des compétences clés pour les demandeurs d’emploi,
    • renforcer la construction de parcours d’acquisition des compétences clés en situation professionnelle pour les salariés.

Les assises régionales du 9 juillet 2013

Dans le cadre de l’illettrisme Grande cause nationale 2013, des assises régionales d’Île-de-France se sont tenues le 9 juillet 2013 à la préfecture de région, réunissant les principaux acteurs concernés. Outre la présentation du contexte francilien des chiffres de l’illettrisme, les interventions et témoignages ont été regroupés en trois axes : « Prévenir l’illettrisme et améliorer le lien social », « Sécuriser le parcours des jeunes en situation d’illettrisme : favoriser l’accès à la qualification » et « Illettrisme et emploi : maîtriser les compétences clés vers et dans l’emploi » (voir le programme détaillé). Ces assises ont été filmées par Canopé-académie de Créteil (voir les vidéos dans la rubrique « Notre vidéothèque » du portail Contre l’illettrisme).

Le numéro Indigo « Illettrisme info service » 

Un service régional d’information téléphonique « Illettrisme info service », assuré par le centre ressources illettrisme régional de Saint-Ouen-l’Aumône, est à la disposition de toute personne souhaitant obtenir un conseil, une information locale, des contacts. Il est avant tout « destiné aux personnes en situation d’illettrisme à la recherche d’une solution pour acquérir les savoirs de base, mais qui ne savent pas où s’adresser ou ne souhaitent pas faire connaître dans leur entreprise ou leur entourage les difficultés qu’elles rencontrent […] ; aux professionnels chargés d’accueillir et d’orienter des personnes en situation d’illettrisme […] ; aux personnes qui souhaitent s’engager dans des actions de lutte contre l’illettrisme à titre bénévole ou salarié » (Info Carif Île-de-France n° 113, mars-avril 2011). Le numéro : 0820 33 34 35 (n° Indigo, 0,09 € par minute, depuis un poste fixe).

Actions professionnelles

Le dispositif Avenir jeunes

Créé en 2011 par le conseil régional d’Île-de-France pour favoriser l’insertion sociale et professionnelle des jeunes de 16-25 ans, le dispositif Avenir jeunes évolue désormais dans le cadre de deux types de parcours de formation, qui visent l’accès à l’emploi, à la qualification ou à un contrat en alternance : les espaces de dynamique d’insertion (Edi), qui concernent notamment l’illettrisme, et les pôles de projet professionnel (PPP).
Pour en savoir plus

Les outils publiés par Défi métiers

Les ateliers et chantiers d’insertion

Le site de l’association Chantier école Île-de-France regroupe les actions régionales de professionnalisation des acteurs des ACI.

La formation continue

« En Île-de-France, 12 Opca et le CNFPT (Centre national de la fonction publique territoriale), qui ont, pour la plupart d’entre eux, signé des accords-cadres nationaux avec l’ANLCI, ou régionaux avec le conseil régional, développent des actions prioritaires régionales de sensibilisation et de formation à l’attention des salariés en situation d’illettrisme. » (site de Défi métiers, consulté en mai 2014).